Japon : le nucléaire et le paradoxe des dernières élections !

"Au dessus c'est le soleil"

“Au dessus c’est le soleil”

Le paradoxe nucléaire des dernières élections.

Après trois années loin du pouvoir la droite japonaise revient au pouvoir, pour le grand bonheur des lobbyistes du nucléaire.

Ça y est, ça n’aura duré que trois ans. Le Parti libéral-démocrate Japonais est revenu au pouvoir, pour le meilleur et surtout pour le pire. Les japonais, qui avaient été nombreux à se déplacer aux élections de 2009 (69,28 %), ont boudés ces élections, avec une baisse de 10% du taux de participation. Une réaction du au manque de confiance de la population envers ses dirigeants. Manque de confiance exacerbé avec la gestion catastrophique  de l’accident de Fukushima. À noter aussi, la multiplication des petits partis, car si en 2009 les votes ont majoritairement été aux deux principaux partis, les dernières élections ont vu l’électorat de gauche se diviser, et voter pour une multitudes de partis.

Le PLD, qui n’avait pas été délogé du pouvoir depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’au élections de 2009, où le Parti Démocrate Japonais avait pris majoritairement le pouvoir – avec 309 sièges PDJ contre 108 sièges au PLD – , a surfé sur ces phénomènes. L’abstention, la multiplication des partis, la division du vote de gauche ainsi que les récents conflits entre la Chine et le Japon au sujet des îles Senkaku ont booster l’élan nationaliste. Le parti de droite a donc raflé 294 sièges, le PDJ en ayant conserver que 57. C’est donc clairement un vote sanction contre le PDJ et sa gestion de Fukushima qui c’est opéré en décembre dernier.

Les libéraux profitent donc bien des retombées de l’accident nucléaire. C’est une bonne nouvelle pour Areva car, bien que la majorité des japonais souhaitent une sortie du nucléaire, le PLD a pour programme une réouverture des centrales. Notre fournisseur d’énergie national pourra continuer à vendre son MOX à TEPCO en toute tranquillité.

Le PLD au pouvoir, avec Shinzo Abe à sa tête, le Japon prend un autre visage, fermeté envers la Chine, fermeté envers les terroristes islamiste (17 japonais étaient retenus pendant la prise d’otage en Algérie), fermeté avec ses compatriotes. Il est plus rapide que ses prédécesseurs, plus actifs, il est partout, un omniprésident en quelque sorte. « Le Japon doit être remis sur pieds », tel était le slogan du PLD pendant la campagne. C’est ce que compte faire Shinzo Abe. Même si pour ça on doit rouvrir des sites nucléaires. Et pendant ce temps, on discute de la possible fermeture de la plus grande centrale du pays, qui ne correspondrait pas aux nouvelles normes de sécurités.

Une faute d’orthographe, de grammaire, une erreur à signaler une réclamation? Ecrivez à gps2012@hotmail.fr avec votre correction et en indiquant l’url du post.

Advertisements